Éric Champ

Le parrain

« Mince, j’aimerais bien pouvoir parler anglais. Quand je suis avec des types contre lesquels j’ai joué, qui ont les mêmes valeurs que moi, d’amitié, d’effort collectif, de respect et de solidarité, la barrière de la langue me frustre. Je voudrais pouvoir parler, rire et échanger avec eux. Mick Skinner m’a tellement fait souffrir que je pense que c’est à cause de lui que je n’ai pas été capable d’apprendre l’anglais correctement. »

J’aimais regarder Éric jouer. Il était grand, athlétique et agressif. Son grand menton, son poitrail et son visage grimaçant en avant, avec cet air tout méditerranéen qui semblait affirmer que c’était lui le chef. Il était de Toulon et il aurait défendu ses couleurs jusqu’au bout. Maintenant homme établit, il ne pouvait être guère différent de l’image que j’en avais. Charmant, éloquent et souriant, nous nous sommes vus dans le bar, Chez Le Brasseur, près de Toulon, dont il est actionnaire, et nous avons parlé de l’importance de gagner, de ses anciens coéquipiers, de ses anciens rivaux, des matchs contre l’Angleterre et de ses affaires.

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