Didier Camberabero

La perle rare

« Je n’ai pas eu la chance d’être sélectionné dans le premier groupe qui disputerait une coupe du Monde, en 1987, mais ensuite j’ai eu la chance d’être finalement retenu. Bérot, le buteur d’Agen, s’était blessé et ils l’avaient remplacé par Andrieu, un ailier ! L’avion décollait d’Orly pour l’Australie à 18 heures ce jour-là et, à midi, j’avais reçu un coup de fil pour me dire que je devais grimper dedans. J’étais à Béziers, à des kilomètres de Paris, il y avait des grèves partout et je ne savais plus où j’avais mis mon passeport. J’ai finalement réussi à rejoindre l’avion à temps, mais à l’évidence les joueurs ne s’y attendaient pas. Ils m’ont regardé et ont dit : “Mais qu’est-ce que tu fous là ?” »

J’avais parlé avec « Cambé » lors de mon long et très arrosé déjeuner avec Serge, il était donc bien au courant quand j’ai repris contact avec lui pour fixer le lieu et l’heure. Je suis arrivé à Marseille sous une pluie diluvienne et j’ai pris la direction d’un restaurant appelé La Coupole qui jouxte un centre commercial très proche du terrain de Béziers. Didier est issu d’une des grandes dynasties du rugby français, il est le fils de Guy et le neveu de Lilian, et fut le joueur décisif de cet essai d’anthologie à Twickenham, en 1991, quand il tapa le dernier coup de pied que Philippe Saint-André rattrapait pour marquer sous les poteaux. Mais il fut tout aussi précieux lors de la coupe du Monde 1987, marquant tous les points au pied lors de la demi-finale contre l’Australie. Il est toujours chagriné de n’avoir pas été pleinement reconnu pour le rôle qu’il y tint.

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